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48è Anniversaire de l’OIF : le jeune candidat Malien Zégué dit Moussa DIARRA crache ses vérités sur le bilan et l’avenir de l’institution

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Il a 24 ans (et soufflera ses 25 bougies en Mai prochain), et il est le plus jeune au monde, à avoir à ce jour, oser briguer le poste de SG de l’OIF (84 États membres et observateurs). Le courage, l’audace, la vision, l’ambition caractérisent ce jeune, qui ne cesse de gagner du terrain dans sa campagne, tant il impressionne beaucoup de dirigeants par sa confiance en soi et la maîtrise de ses objectifs.
Reconnu pour son franc- parler (il dit haut ce qu’il pense peu importent les conséquences, et il assume) il vient à l’occasion du 48è anniversaire de cracher ses vérités sur l’importance de l’OIF, son bilan et son avenir. C’était sur la page facebook dédiée à sa candidature. En voici le libellé integral :
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Sous la houlette des Présidents Hamani Diori du Niger, Habib Bourguiba de la Tunisie, Léopold Sedar Senghor du Sénégal, et Norodom Sihanouk du Cambodge,  un 20 Mars 1970, à Niamey (Niger), voyait le jour l’agence de coopération culturelle et technique (ACCT) qui deviendra plus tard l’organisation internationale de la francophonie.
L’objectif primordial assigné à cette organisation est « d’assurer un niveau de vie meilleure aux populations des États membres de l’OIF. »
En 48 ans d’existence, l’importance de l’OIF reste toujours un vrai et grand sujet de questionnement. La question qui taraude les esprits est sans équivoque : « à quoi sert réellement l’OIF ?  » ou encore  » Ces sommets de l’OIF ont quels impacts sur la vie des populations francophones ? » ou « L’OIF n’est elle pas une autre forme de mise oeuvre de la Francafrique ? »
Toutes ces questions sont légitimes, et elles méritent toutes des réponses limpides.
Pour ma part , j’estime que si l’OIF en 48 ans, n’arrive pas réellement à encore faire de son importance une lapalissade, c’est parce qu’en 48 ans il y’a eu certes beaucoup de « sommets », beaucoup de  » missions », mais « pas assez d’actions concrètes répondant aux aspirations réelles des populations des États membres de l’OIF. Ce qu’on investit dans des sommets , peut servir à financer des projets porteurs d’avenirs de milliers de jeunes francophones, ça peut servir à doter de milliers de villages en centres de santé bien équipés, à la construction d’écoles et universités à mesure d’assurer des formations de très hauts niveaux et de très bonnes qualités aux enfants et jeunes francophones, cet argent investi dans d’interminables sommets peut aider à offrir l’eau potable et l’électricité à une ribambelle de villages et villes de pays Francophones, il peut booster l’accès aux nouvelles technologies dans les pays francophones. Si en 48 ans, l’OIF avait fait de son credo les vraies aspirations des populations francophones, au delà des discours et de la bureaucratie, aucun francophone ne se serait posé tant de questions sur l’importance de cette institution.
Si nos États continuent à être des États francophones, et donc de facto à demeurer dans l’OIF, alors nous ne pouvons et ne devons plus nous asseoir, en spectateurs pour critiquer et dénoncer en étant derrière des écrans et claviers d’ordinateurs et de tablettes. Non ! Et encore Non. Nous devons être des acteurs, concepteurs, activateurs et incubateurs d’une nouvelle ère, celle de redresser l’OIF, pour qu’elle soit réellement ce que les populations souhaiteraient qu’elle soit, et qu’elle cesse d’être un instrument de la francafrique (si elle l’est réellement).
Je vous jure, je vous assure et vous en rassure, j’affirme et l’histoire confirmera : seule la jeunesse francophone peut redresser  cette organisation (tout comme seule la jeunesse pourra redresser toutes ces autres institutions qui ne servent réellement plus qu’elles le peuvent pourtant). Les « vieux » ne pourront rien apporter de nouveau car ils sont tous pour la plupart embourbé dans les systèmes qu’on veut combattre car ces systèmes sont des opiums pour le vrai essor des États francophones.
Mon souhait de briguer le poste de SG de l’OIF, n’est pas une décision de rejoindre le folklore des discours et actions sans impacts, mais d’écrire une nouvelle page où chaque francophone serait fier de l’OIF, pas pour son nom, pour les actions réalistes qu’elle mène pour réellement assurer un niveau de vie meilleure à ses populations.
Posons nous la question : « Pourquoi dans le monde , les États francophones sont ils toujours ceux en retards par rapport à bien d’autres, notamment en Afrique ? »  Il y’a urgence à sortir du ravin.
« Le plus difficile nous le ferons maintenant, seul l’impossible nous prendra juste un peu de temps. »
Debout et actif jusqu’au bout.
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Rappelons que la prichaine élection du SG de l’OIF aura lieu au cours du prochain sommet de l’organisation en octobre prochain en Arménie.
Kibili Demba Dembelé

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