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Mouvance contre Alternance !

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  La conquête ou la conservation du pouvoir donne droit à l’utilisation de toutes les options par les acteurs. Le parcours des uns et des autres renferment bien de relations et de stratégies utilisables par des gens qui ne sont plus ensemble.

  Les pèlerins de l’Alternance sont connus et mais l’un des premiers à lancer le concept et l’assaut, c’est bien le phénomène Ras Bath devenu un messie et un Joker que tout le monde espère utiliser.

   Au sein de la majorité présidentielle, la guerre du maintien se prépare, disons la réélection d’Ibrahim Boubacar Kéita s’organise dans une confusion entrecoupée de certitude et de souhait ardent de voir Elhadj Ibrahim Boubacar Kéita jouer une seconde mi-temps de 5 ans. D’autres le disent même : « De quoi ont-ils peur ceux qui rejettent la candidature du Président IBK ? »

  Pour étoffer la barrière de l’alternance, une large tentative des « petits messieurs » vise à conjuguer et à unir leurs diverses propositions que porterait un homme qu’ils auraient désigné pour la circonstance. Des borgnes verraient cela comme un manque d’ambition, un moyen antidémocratique d’arriver au bout du tunnel pour faire expulser cette majorité qui auraient manqué à la tenue de nombreuses et urgentes promesses.

  Une présidentielle, dans des pays sérieux, se joue beaucoup plus dans les medias. La communication sera l’arme fatale entre des adversaires prêts à transgresser les interdits d’un pays de foi avérée et d’histoires grandioses pour un tapis rouge qui mène à un fauteuil singulier. Le régime met les bouchées doubles, l’usine de scenarios est en marche avec des dossiers accablants qui sortiraient dans les cinq prochains mois. Le rythme serait celui du montage, du mensonge, des mirages et des clashes   il n’est pas bon de porter la casquette de prétendants à la présidentielle de 2018.

Si, à l’opposition, beaucoup de gros pions politiques auraient partagé d’aller d’une seule voie, d’autres déçus et trahis du régime aussi souhaiteraient se venger.

Le Premier Ministre Soumeylou Boubèye Maïga acte définitivement cette présidentielle, avec l’annonce du 29 juillet 2018 comme la tenue du premier. Les chasseurs du fauteuil de Koulouba sont donc alertés et l’heure est à l’installation des QG où la discrétion, la confiance et la crédibilité demeureront des aspects incontournables pour percer le cœur et la raison d’un peuple à fois révolté, méfiant mais confiant.

Les questions à vider restent encore un fichier inapte, des cartes NINA introuvables et une administration aux ordres et une cour constitutionnelle à la franchise très résiduelle dans un pays au bord d’une potentielle tragédie électorale. Bien que le chef de l’Etat ait le droit de se représenter, des compatriotes l’ont prié et lui ont exigé même de se mettre à la retraite pour n’avoir pas pu tenir des engagements solennellement pris en 2013.

Voilà d’où et comment est  venu le concept « Boua Ka Bla », porté par l’enfant phénomène de l’heure, Ras Bath, devenu l’idole et le guide d’une frange importante de maliens. Si le chef de l’Etat détient la légalité et la possible de se représenter, pour une partie importante de la jeunesse, il doit renoncer à un second mandat car le premier, pour eux, est un dramatique échec.

Ammi Baba Cissé ABC

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