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Révision Constitutionnelle au Mali : Le FSD impose une condition

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Le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD) était face à la presse ce jeudi 13 juin 2019 à la maison de la presse de Bamako. L’objectif de cette rencontre avec les hommes de media visait à préciser la position dudit regroupement sur la situation du pays, notamment, le projet de révision constitutionnelle que le gouvernement s’apprête à engager.

C’était en présence de l’honorable Soumaila Cissé, Président du FSD, accompagné sur le présidium de M. Choguel Kokalla Maiga, Me Mountaga Tall et Konimba Sidibé.
Cette conférence de presse a débuté par la minute de silence observée en hommage aux récentes victimes de l’attaque sauvage de Sobane-Ko et de tous les martyrs de ces derniers mois. Le ton a ensuite été donné par le Président du FSD, l’honorable Soumaila Cissé qui a passé en revue, les différents événements qui ont défrayé la chronique ces derniers mois. « La détérioration de la sécurité dans le centre du pays a de quoi nous alarmer » s’inquiète Soumaila Cissé. S’exprimant sur la situation sécuritaire dans la région Mopti, le chef de file de l’opposition s’indigne : « En pleine ville, en plein jour et, en plein marché, on égorge un citoyen »
Face à l’ampleur de la recrudescence de la violence avec ses cortèges de morts, Soumaila Cissé interpelle le gouvernement à prendre toutes ses responsabilités : « En dépit de tous les efforts de nos forces armées et de sécurité ainsi que de leurs partenaires, il est grand temps que le gouvernement sorte des incantations pour faire de la sécurité des personnes et de leurs biens une priorité réelle, pas du faire-semblant » martèle-t-il.
KIDAL D’ABORD !
Le démon de la révision constitutionnelle, enterré en 2017, a refait surface. Les contestataires d’alors, qui avaient combattu bec et ongles ce referendum, avaient mis au-devant des débats, l’argument de l’instabilité du pays. Dans le contexte sécuritaire actuel beaucoup plus pourri, réviser la constitution serait tout simplement un acte de trahison pour le FSD.
En effet au camp du Front de la Sauvegarde de la Démocratie FSD, au regard de la dégradation inquiétante de la sécurité et de toutes les difficultés que le Gouvernement vit à sécuriser les citoyens, il ne doit être question de parler de révision constitutionnelle. « Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire » mentionne le leader du FSD en citant l’article 118 alinéa 3 de la Constitution en vigueur dans notre pays. Et à Soumaila Cissé de poser les conditions préalables à toute tentative de révision de la constitution malienne : « avant donc tout referendum sur la révision de la constitution, il faut d’abord assurer l’intégrité du territoire en libérant KIDAL et en le faisant revenir dans le giron national ».
Ainsi, au FSD, les choses sont claires : KIDAL ou rien !
La bataille du referendum 2019 au Mali est donc engagée, et le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie semble choisir la rue, symbole de la résistance au projet de révision constitutionnelle avortée en 2017 grâce au mythique mouvement, ANTE A BANA !

Boubacar kanouté

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